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Nous sommes ce que nous mangeons

5 Superaliments à cultiver chez soi

L'année 2007 a été une année importante pour l’humanité, et savez-vous pourquoi ? Parce que pour la première fois dans l’histoire, le nombre d’habitants des villes et des grands centres habités a dépassé le nombre d’habitants des zones rurales et des campagnes.

Les villes sont depuis toujours des lieux congestionnés et pollués, et avec l’augmentation de la population, la situation n’est pas prête de s'améliorer. En particulier en ce qui concerne la production alimentaire : l’impossibilité de trouver des espaces dédiés à l’agriculture a rendu les personnes moins conscientes de l’alimentation, devenue désormais une marchandise quelconque à récupérer sans grande attention au rayon frigo du supermarché. Pourtant, nous sommes ce que nous mangeons, et cela n’a donc pas de sens de donner si peu d’importance à notre alimentation. Il est fondamental de connaître quelle vie a eu notre alimentation avant d’arriver chez nous.

Comment trouver une solution à ce problème ? C’est très simple : se réapproprier les espaces urbains, tels que les jardins, les lieux abandonnés voire les toits des maisons, pour cultiver. Les potagers urbains des villes sont désormais une réalité testée au niveau mondial. Depuis le Prinzessinen Garten de Berlin, aux potagers urbains sur les toits de Brooklyn, chaque ville a ses structures et cela semble toujours moins difficile de s’approcher d’une agriculture amateuriale, mais suffisante pour la subsistance d’une famille. 

Et les résultats enthousiasmants sont obtenus même à la maison : il existe de très nombreux stratagèmes pour cultiver nos légumes et nos herbes aromatiques hors de la terre, sans révolution traumatique des espaces casaniers et avec des résultats plus que bons. Pour avoir un bouquet toujours frais d’herbes aromatiques, c’est faisable ! 

Commençons par les bases, c’est-à-dire COMMENT cultiver à la maison. 

En réalité, il n’y a pas besoins de grandes solutions architectoniques, il suffit d’un coin de la maison suffisamment lumineux et pas trop sec, éloigné des radiateurs ou d’autres sources de chaleur. La chaleur casanière, qui oscille entre 18 et 25 degrés, est suffisante pour sustenter les plantes. Procurez-vous des vases ou des conteneurs, faits également de matériaux de récupération, l’important est qu’ils présentent un trou d’écoulement sur le fond. Vous pourrez également choisir de développer la culture à la verticale, sur un mur : dans ce cas, procurez-vous une palette récupérée à utiliser comme système vertical. Avant de mettre du terreau dans le vase, n’oubliez pas de remplir quelques centimètres du petit vase avec de l'argile expansée, qui permettra un meilleur drainage de l’eau. Comme alternative, vous pourrez également essayer une culture hydroponique, c’est-à-dire un système dans lequel la terre est remplacée par un substrat composé d’argile, de fibre de coco, de laine de roche, de perlite et irrigué avec une solution nutritionnelle. Une fois les graines ou les germes insérés dans le terreau, il faut faire attention que cela soit toujours humide et que les plantes aient le juste apport en nutriments dont elles ont besoin. 

Privilégier les engrais naturels, si possible du compost. Votre pépinière de confiance en sera surement fournie. En ce qui concerne la lumière, de nombreuses plantes ont besoin de lumière directe et dans certains cas, un système d'éclairage dédié pourrait être nécessaire. Il existe dans le commerce de nombreuses typologies d’ampoules pour la croissance, mais la technologie à LED est parmi toutes sans aucun doute la meilleure grâce à une consommation électrique réduite et au très grand rendement, puisqu’elle est équipée d’un spectre lumineux ciblé pour la croissance des plantes. Certaines plantes sont plus exigeantes, d’autres moins, tout comme les êtres humains, et il est juste de connaître leurs besoins.

Maintenant que nous avons les bases, voyons comment cultiver un petit potager idéal pour les notes exotiques pour vous garantir toute l’année tous les bienfaits des meilleurs légumes en circulation. Connaître ce que nous mangeons est le premier pas pour être bien. Le cultiver et en prendre soin pendant qu’il grandit, est encore mieux.

CHOU NOIR

Le chou noir, aujourd’hui sur le haut de la vague pour ses super-pouvoirs nutritionnels, est suffisamment simple à cultiver chez soi, et votre corps ne vous en remerciera jamais assez. À utiliser selon mille façons, cru en salade ou en extraits de fruit et légume à boire, le chou noir est riche en antioxydants, flavonoïdes et contient une grande quantité de vitamines et de minéraux. Pour ses propriétés bénéfiques, il est un puissant allié de la santé grâce à ses capacités anti-cancer, de protection du système cardio-vasculaire et des voies urinaires.

Ensemencement : toute l'année, entre juin, juillet et août.

Le chou noir est considéré comme une plante hivernale, mais il peut être également cultivé au printemps du moment qu’il pousse dans un endroit ombragé. Redbor, Curly, Premier, Sibérien…choisissez la variété qui vous plaît le plus. Le vase doit être suffisamment grand, pour permettre aux racines de bien se développer : au moins 30 cm le diamètre et 40 cm la profondeur. La plante grandit beaucoup en hauteur ; c’est la raison pour laquelle il est important de lui dédier un espace isolé pour éviter des conflits avec d’autres plantes. L'arrosage doit être fréquent en particulier en été, mais éviter de faire stagner l’eau. Pour goûter au mieux le chou noir, le laisser à l'air en hiver : le froid et le gel des nuits d’hiver donnent de la douceur à ses feuilles rugueuses. Les feuilles du chou noir sont prêtes pour être consommées lorsqu’elles atteignent la hauteur d’au moins 20 cm, et sont cueillies assez rapidement pour éviter qu’elles ne durcissent et ne deviennent plus coriaces. Coupez la plante à 5 cm du terreau, de sorte que la plante ne soit pas endommagée par la taille et continue à produire des feuilles. Pour éloigner les pucerons et autres parasites, entourez votre chou de plantes aromatiques telles que la menthe, la sauge et le thym.

CORIANDRE

La coriandre, également connue comme le persil chinois, est une plante au parfum très intense qui trouve d’infinies applications et toujours plus utilisée dans les cuisines du monde entier pour la touche fortement aromatique qu’elle apporte aux plats. Aux importantes propriétés curatives sur l'appareil digestif, il s’agit d’une plante puissante dont il ne faut pas abuser ; il est possible de profiter de tous les bénéfices en l'ajoutant à vos woks et à vos soupes.

Ensemencement : au printemps, entre avril et juin, pour les semences ; sinon tout au long de l’année.

De la même famille du cumin et du fenouil, les Apiacées, la coriandre est originaire du bassin méditerranéen et est connu depuis les antiques Égyptiens. De la coriandre, il est possible d’utiliser les feuilles fraîches ou les fruits comme épice séchée, à vous le choix. Le climat dans lequel la plante donne le meilleur est mitigé, à l'abri du froid et surtout exposé à une source de lumière directe. Pour cultiver vos petits buissons de coriandre, utilisez des vases qui ont une profondeur d’au moins 20 cm, avec un fond en gravillons ou argile expansée. Une fois les semences plantées, les pousses prennent environ 2 semaines à sortir de la terre et à atteindre 10 cm, vous pourrez déjà faire une première coupe de la plante pour qu’elle grandisse mieux. Privilégiez les feuilles les plus fraîches, celles plus vieilles sont plus amères. La plante n’est pas très exigeante en ce qui concerne le terreau, il suffit qu’il soit souple, bien drainant et engraissé au compost. L'arrosage ne doit pas être excessif, une ou au maximum deux fois par semaine. 

GINGEMBRE

Le Zingiber officinalis, originaire de la Chine, est une racine magique qui n’a pas besoin de présentations. Au goût frais et piquant, il est assurément un superaliment immanquable dans nos cuisines grâce à ses innombrables propriétés curatives : antibactérien, antifongique, anti-inflammatoire. Pouvoir en cultiver une quantité industrielle et en faire des décoctions bénéfiques avec un supplément de miel, le gratter frais en salade ou bien le faire sauter à la poêle avec des légumes et du poisson. Tout ce que le gingembre touche devient délicieux.

Ensemencement : toute l’année, de préférence entre février et juin.

Combien de fois avez-vous vu le petit morceau de gingembre biologique germer dans l'armoire, sans se soucier des lois de la physique ? Le gingembre est une plante résistante et qui germe facilement, si non traité. Dans le cas de plusieurs germes, il est possible de diviser le gingembre en plusieurs morceaux et de les planter séparément. Lorsque vous verrez pointer les premières parties vertes, vous pouvez mettre le rhizome dans l’eau pendant 12 heures puis les transvaser dans un vase suffisamment grand, d’au moins 30 cm de diamètre. N’enterrez pas trop les racines, uniquement de quelques centimètres. Faites attention au type de terreau, qui doit être bien drainant pour éviter les stagnations d’eau, sources de souffrance pour la plante. Les petites plantes du gingembre aiment le chaud et l’humidité, mais ne doivent pas être exposées à la lumière directe du soleil. Pour maintenir un bon niveau d’humidité du terreau, arrosez les plantes une fois par jour et de préférence le soir. Pour la récolte, attendez que les feuilles de la plante soient entièrement sèches. Cela peut prendre entre 5-6, quelques fois 10 mois, mais avec le temps, vous aurez votre dose de bienfait à km zéro.

CURCUMA

Nous connaissons le curcuma comme épice en poudre, jaune comme le soleil et parfumée comme l’Inde, aux extraordinaires propriétés bénéfiques et curatives. L’utilisation de cette racine en version fraîche est cependant de plus en plus diffusée et vous pourrez bientôt ne plus vous en passer pour préparer vos Golden Milk qui réchaufferont les soirées d’hiver.

Ensemencement : Toute l’année, encore mieux si au printemps.

Le curcuma appartient à la famille des zingibéracées, comme le gingembre. Et tout comme le gingembre, il est possible de le cultiver à partir du rhizome selon les mêmes procédures. Le curcuma est une très bonne plante d’appartement, qui souffre aux températures basses. Son habitat idéal est entre 20° et 35°, et il se plaît donc très bien en salon, à l’abri de la lumière directe. Pendant que vous attendrez sa croissance et enfin le moment de la récolte, vous pourrez contempler ses magnifiques fleurs. En plantant le curcuma au printemps, la plante aura toute la belle saison pour grandir et en hiver, lorsque les fleurs et les feuilles sècheront naturellement du fait du cycle physiologique, vous pourrez recueillir le rhizome, ayant l’extérieur similaire au gingembre mais à la pulpe jaune-orange. Vous pourrez l’utiliser frais ou bien la conserver, en laissant sécher dans un endroit sec et ventilé pendant environ un mois, puis le réduire en poudre avec un mixeur et le mettre dans des pots pour l'avoir toujours à portée de main.

CHAMPIGNONS

Les champignons, en plus d’être un des aliments les meilleurs au monde, sont une source assurée de vitamines du groupe B et d’antioxydants, en plus de sels minéraux tels que le phosphore, le potassium et le sélénium. Ils protègent le système cardiovasculaire et le système immunitaire et sont un réel antibiotique naturel. Les variétés sont infinies, comme la gamme des saveurs qu’ils réussissent à donner. Les variétés orientales, comme le Shiitake ou le Reishi, sont même considérées comme des superaliments grâce à leurs nombreuses propriétés médicinales et curatives, et c’est la raison pour laquelle ils sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise. 

Ensemencement : toute l’année.

Cultiver les champignons à la maison est une des choses les plus simples dans l'absolu. Il existe dans le commerce des kits appropriés pour la culture casanière, qui avec quelques attentions permettent d'avoir toujours à disposition des champignons frais et cultivés sous votre toit, dans très peu de place. Le projet de deux jeunes italiens qui ont commencé à utiliser les fonds du café pour la culture de champignons en intérieur est innovant : Funghi Espresso (www.funghi espresso.com) utilise le café, substrat parfait pour cultiver les champignons puisqu’il est riche en minéraux et en substances utiles pour la croissance du champignon, en le récupérant des bars et des torréfactions. Ils valorisent ainsi ce qui deviendrait sinon un déchet, et l’utilisent pour sustenter une autre forme végétale, de manière entièrement naturelle et sans l’ajout de produits chimiques. 

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